Dans un premier temps on pourrait séparer la vallée du Rhône en deux parties principales. La première en partant de la commune de Vienne au Nord jusqu’à Toulaud au Sud, cela correspond à la partie septentrionale où la Syrah domine. La seconde partie, du sud de Montélimar jusqu’à Nîmes, correspond à la partie méridionale de la vallée du Rhône, et dans cette partie, c’est plutôt la grenache qui domine. Et ajoutez à cela une petit partie intermédiaire nommée le Diois où l’on a l’habitude de produire des effervescents à base de clairette, qui se situe à l’est, exactement entre les deux parties principales.

Domaine Agarrus

Domaine Agarrus – Serge Scherrer

Montaren-et-Saint-Mediers
Gard

Le domaine Agarrus a vu le jour en 2007. Un terroir de qualité dans les magnifiques paysages de garrigues de l’Uzège, aux confins de la Provence et du Languedoc. Un…

Mode de culture :
Biologique
Vin nature sans label
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Bernard Duseigneur

Domaine Duseigneur – Bernard Duseigneur

Châteauneuf-du-Pape
Vaucluse

Le domaine Duseigneur se situe dans la partie méridionale de la Vallée du Rhône, sur la commune de Châteauneuf-du-Pape. Issu d’une famille vigneronne installée de l’autre côté du Rhône, Bernard…

Mode de culture :
Biodynamique
Biologique
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Domaine Houillon

Domaine Houillon – Charlotte et Aurélien Houillon

Faucon
Vaucluse

Le domaine Houillon a été créé par Aurélien et Charlotte, originaires du Jura. Ils se sont installés en 2017 dans le Vaucluse sur 9 hectares au pied du Mont Ventoux….

Mode de culture :
Biodynamique non certifiée
Biologique
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Domaine Jean Luc Jamet

Domaine Jean Luc Jamet – Côte Rôtie

Ampuis
Rhône

Frère de Jean Paul Jamet, Jean Luc a travaillé 30 ans au côté de son frère. Après une séparation houleuse en 2012, Jean Luc créé le domaine Jean Luc Jamet….

Mode de culture :
Lutte raisonnée
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Nicolas Badel

Nicolas Badel – Domaine les Grands Vignes

Vernosc lès Annonay
Ardèche

Nicolas Badel du domaine « les grands vignes » n’est pas issu du milieu viticole. Il a d’abord travaillé pendant 7 ans dans un bureau d’études et de méthodes. Puis un jour avec son…

Mode de culture :
Biologique
Certifié Bio
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L’origine de la culture de la vigne dans le Rhône

La vallée du Rhône est un bel exemple de l’histoire viticole française : un vignoble situé à flanc de coteaux le long d’un fleuve. En effet, pendant longtemps les transports n’étaient que fluviaux car ils étaient plus sûrs et plus rapides que les moyens terrestres. C’est toujours ce même fleuve qui a apporté culture et art viticole en servant d’artère aux invasions des Allobroges et des Romains. Ces derniers ont vraiment accéléré la propagation de la culture de la vigne dans la région. Plus tard, les différentes invasions ont véritablement ruiné la vallée jusqu’à ce que le fils de Clovis étendît son royaume jusqu’à la méditerranée. A partir de là, naturellement des moines s’installèrent dans la région et continuèrent la culture de la vigne et du vin. Il faut aussi noter que dès 1157, les papes residèrent à Castrum Novum (Châteauneuf-du-pape) grâce au don de perpétuité fait par l’empereur Fréderic Barberousse à l’évêché d’Avignon. Et succinctement, l’histoire est remplie d’anecdotes glorifiant les vins de cette région.

La région viticole et la complexité de ses terroirs

Bien que le vignoble soit coupé en deux parties (septentrionale et méridionale) le climat lui est plutôt méditerranéen.  Il est surtout marqué par le mistral, un vent violent qui souffle vers le sud, mais qui est nécessaire au bon état sanitaire de la vigne. Dans la vallée du Rhône, la saisonnalité est très marquée par les pluies au printemps et les fortes chaleurs en été. Le sol quant à lui est le résultat des incidences de ce climat.

En général, si l’on coupe de manière transversal la vallée du Rhône, on va retrouver 5 types de sols :

  • Les sols à galets, qui sont généralement situés sur les rives des différentes rivières de la vallée du Rhône.
  • Les sols caillouteux « argilo-calcaires » se situent plutôt sur des collines du miocène sur la rive droite du Rhône.
  • Les sols d’épandages caillouteux qui se situent sur les pentes des reliefs
  • Les sols loessiques qui sont aussi généralement situés sur les rives des différentes rivières
  • Les sols sablonneux qui se situent en contrebas des pentes et sur les bordures des rivières.

Mais bien évidement la réalité est encore plus complexe que cela.

Du Nord au Sud, les appellations de la Vallée du Rhône

L’ensemble du vignoble de la vallée du Rhône comprend un grand nombre d’appellations. Comme pour un grand nombre de vignoble français, l’organisation de cette appellation se fait à plusieurs niveaux. Nous retrouvons donc un premier niveau d’un point de vue régional avec l’appellation côtes du Rhône qui peut se réaliser sur une grande partie de l’ensemble de la région viticole : sur toute la partie septentrionale et sur une grande section de la partie méridionale. Mais il n’est pas possible de réaliser des côtes du Rhône dans le Diois.

Ensuite nous retrouverons un niveau sous-régional ou encore semi-communal avec les Côtes du Rhône-Villages qui sont situés dans la partie méridionale. Cette appellation peut s’utiliser seule dans l’aire d’appellation mais elle peut aussi être complété par des dénominations géographiques comme : Plan de Dieu, Saint-Maurice, Séguret, Sablet, Saint-Gervais…etc. Cette zone s’étend sur un territoire de 95 communes bordant le Rhône au cœur de la partie méridionale de la vallée du Rhône. Au-delà de cette appellation on pourra mentionner les appellations semi-régionales suivantes : Grignan-les-Adhémar qui représente 2600 hectares étalés sur une vingtaine de commune, Côtes-du-Vivarais qui s’étale sur 53 hectares et sur une quinzaine de commune, Clairette, Coteaux ou Crémant de Die qui sont des appellations qui se situent plus à l’est parfaitement entre la partie nord et la partie Sud de la vallée du Rhône, à laquelle on peut ajouter Châtillon-en-Dios. Puis dans la partie la plus au sud, la plus méridionale de la Vallée du Rhône on retrouvera à l’est les appellations Ventoux, Luberon et Pierrevert, et à l’ouest, on retrouvera les appellations Costières de Nîmes et Clairette de Bellegarde.

Enfin, au sommet de ces « niveaux » d’appellations, nous avons les crus de la Vallée du Rhône, réputés pour être de grands vins de garde. Et il en existe dans la partie septentrionale, comme dans la partie méridionale qui elle pourra compléter ces niveaux par d’autres appellations : celles des vins doux naturels de la vallée du Rhône. Voici donc quelques exemples des crus les plus connus de la vallée du Rhône septentrionale : Cornas, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, Condrieu…etc. Puis quelques exemples des crus de la partie méridionale : Gigondas, Cairanne, Rasteau, Châteauneuf-du-Pape…etc.